À la fin du contrat, l’employeur doit remettre au salarié l’attestation nécessaire pour faire valoir ses droits auprès de France Travail et la transmettre à France Travail. Si le document manque ou comporte une erreur, il est utile d’agir rapidement et de conserver une trace des démarches.
Quand l’attestation France Travail doit-elle être remise ?
L’article R. 1234-9 du Code du travail prévoit que l’employeur délivre au salarié les attestations et justificatifs nécessaires à l’exercice de ses droits à l’assurance chômage au moment de l’expiration ou de la rupture du contrat de travail.
L’employeur doit parallèlement transmettre ces mêmes informations sans délai à France Travail. Pour les employeurs d’au moins onze salariés, cette transmission est en principe effectuée par voie électronique.
Que faire si l’attestation n’est pas remise ?
Il faut d’abord vérifier la date exacte de fin du contrat. Si l’attestation n’est toujours pas disponible, adressez une demande écrite à l’employeur en rappelant la date de rupture et en demandant à la fois la transmission à France Travail et la remise d’un exemplaire au salarié.
Conservez le courriel ou le courrier ainsi que sa preuve d’envoi. Cette démarche permet de dater la réclamation si le retard persiste.
Que vérifier si l’attestation comporte une erreur ?
Il faut notamment contrôler :
- les dates de début et de fin du contrat ;
- le motif de rupture ;
- les rémunérations déclarées ;
- les éventuelles périodes d’absence ;
- et les informations utilisées pour l’ouverture des droits au chômage.
En cas d’erreur, il est préférable d’identifier précisément la donnée contestée et de demander une attestation rectifiée, en joignant les justificatifs utiles.
Peut-on s’inscrire à France Travail sans l’attestation ?
Oui. L’absence d’attestation ne doit pas conduire le salarié à attendre pour engager ses démarches. Il peut s’inscrire à France Travail et signaler que le document manque. L’attestation restera toutefois nécessaire à l’instruction complète de ses droits.
Quand saisir le conseil de prud’hommes ?
Si les relances restent sans effet, une demande en référé peut être envisagée afin d’obtenir la remise ou la rectification de l’attestation, éventuellement sous astreinte, lorsque les conditions de cette procédure sont réunies.
Il est utile de produire notamment le contrat, la lettre de rupture, les bulletins de paie, les relances adressées à l’employeur et tout échange avec France Travail.
Le retard ouvre-t-il automatiquement droit à des dommages-intérêts ?
Non. Pour obtenir une indemnisation, le salarié doit établir un préjudice réellement subi en lien avec le retard ou l’erreur : par exemple un retard d’indemnisation ou une difficulté financière précisément justifiée.
La seule irrégularité dans la remise du document ne suffit donc pas nécessairement à obtenir des dommages-intérêts.
L’employeur risque-t-il une sanction ?
Le non-respect des obligations relatives à l’attestation d’assurance chômage peut être sanctionné par l’amende prévue pour les contraventions de cinquième classe. Cette sanction est distincte d’une éventuelle procédure prud’homale engagée par le salarié.
Références : articles R. 1234-9 et R. 1238-7 du Code du travail.
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