Journée de solidarité : faut-il travailler le lundi de Pentecôte ?

Le lundi de Pentecôte est toujours un jour férié légal, mais il n’est plus automatiquement la journée de solidarité. Celle-ci peut être organisée à une autre date ou selon d’autres modalités prévues par accord collectif ou décidées par l’employeur.

Mise à jour en octobre 2026.

La journée de solidarité doit-elle être fixée au lundi de Pentecôte ?

Non. Un accord d’entreprise ou d’établissement ou, à défaut, un accord de branche fixe les modalités d’accomplissement de la journée de solidarité.

À défaut d’accord, l’employeur les détermine après consultation du CSE lorsqu’il existe.

Comment la journée de solidarité peut-elle être organisée ?

Elle peut notamment prendre la forme :

  • du travail d’un jour férié précédemment chômé autre que le 1er mai, comme le lundi de Pentecôte ;
  • du travail d’un jour de repos prévu dans le cadre de l’aménagement du temps de travail ;
  • ou de toute autre modalité permettant d’effectuer sept heures précédemment non travaillées, par exemple certains samedis.

En revanche, elle ne peut pas consister à supprimer un jour de congé payé légal.

Combien d’heures sont effectuées sans rémunération supplémentaire ?

Pour un salarié mensualisé à temps complet, le travail accompli au titre de la journée de solidarité ne donne pas lieu à rémunération supplémentaire dans la limite de sept heures.

Pour un salarié à temps partiel, cette limite est réduite proportionnellement à sa durée contractuelle.

Pour un salarié au forfait annuel en jours, la limite correspond à une journée de travail.

Ces heures sont-elles des heures supplémentaires ?

Non, dans la limite prévue pour la journée de solidarité.

Elles ne s’imputent pas sur le contingent annuel d’heures supplémentaires et, pour les salariés à temps partiel, ne sont pas comptabilisées comme heures complémentaires.

Les heures accomplies au-delà de la limite applicable retrouvent en revanche le régime normal des heures supplémentaires ou complémentaires.

L’employeur peut-il imposer un RTT ?

La journée de solidarité peut être organisée par le travail d’un jour de repos attribué dans le cadre d’un accord d’aménagement du temps de travail, si les conditions prévues par le texte applicable sont respectées.

Il faut donc vérifier l’accord collectif et les règles d’acquisition et de prise des jours concernés.

Que se passe-t-il si le salarié change d’employeur dans l’année ?

Un salarié qui a déjà accompli une journée de solidarité au titre de l’année en cours et à qui un nouvel employeur demande d’en effectuer une seconde bénéficie de règles particulières.

Les heures accomplies lors de cette seconde journée donnent lieu à rémunération supplémentaire. Le salarié peut également refuser de les effectuer sans que ce refus constitue une faute ou un motif de licenciement.

Les salariés mineurs sont-ils concernés ?

Lorsque la journée de solidarité est fixée un jour férié, les salariés de moins de 18 ans ne peuvent en principe pas travailler ce jour-là, sauf exceptions légales propres à certains secteurs.

Le lundi de Pentecôte reste-t-il un jour férié ?

Oui. Le lundi de Pentecôte demeure un jour férié légal.

Il peut simplement être travaillé au titre de la journée de solidarité lorsque l’organisation retenue dans l’entreprise le prévoit.

Références : articles L. 3133-7 à L. 3133-12 du Code du travail ; Service-Public : journée de solidarité.

À lire également : Jour férié chômé : l’employeur doit-il maintenir le salaire ? et Travailler le 1er mai : est-ce obligatoire et comment est-on payé ?

2 réflexions sur “Journée de solidarité : faut-il travailler le lundi de Pentecôte ?”

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