Travailler le 1er mai : est-ce obligatoire et comment est-on payé ?

Le 1er mai est le seul jour férié pour lequel le Code du travail prévoit un principe général de chômage. Un salarié ne peut donc être amené à travailler ce jour-là que dans les établissements et services dont l’activité ne peut pas être interrompue. Lorsqu’il travaille, sa rémunération bénéficie d’un régime spécifique.

Mise à jour en octobre 2026.

Le 1er mai doit-il obligatoirement être chômé ?

Oui, en principe. L’article L. 3133-4 du Code du travail prévoit que le 1er mai est férié et chômé.

Une exception existe pour les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail. Il ne suffit donc pas qu’un employeur souhaite ouvrir ce jour-là : il faut que la nature de l’activité justifie réellement la continuité du service.

L’employeur peut-il imposer de travailler le 1er mai ?

Oui, mais uniquement lorsque l’entreprise relève de cette exception. Dans ce cas, le salarié peut être programmé pour travailler selon les règles applicables dans l’entreprise.

À l’inverse, lorsque l’activité peut normalement être interrompue, le principe reste le chômage du 1er mai.

Le salarié qui ne travaille pas le 1er mai perd-il du salaire ?

Non. Le chômage du 1er mai ne peut entraîner aucune réduction de salaire.

Pour les salariés rémunérés à l’heure, à la journée ou au rendement, l’employeur doit verser une indemnité égale au salaire perdu du fait du chômage de cette journée.

Cette protection s’applique sans condition d’ancienneté.

Comment est payé un salarié qui travaille le 1er mai ?

Le salarié qui travaille le 1er mai dans un établissement autorisé à ne pas interrompre son activité a droit, en plus de son salaire habituel correspondant au travail effectué, à une indemnité égale à ce salaire.

La rémunération correspondant aux heures travaillées ce jour-là est donc, en pratique, doublée.

Un repos compensateur peut-il remplacer la majoration ?

Non, pas à lui seul. Le Code du travail prévoit une indemnité égale au salaire correspondant au travail accompli le 1er mai.

Un repos supplémentaire peut éventuellement être prévu par la convention collective ou un accord, mais il ne peut pas faire disparaître l’indemnité légale due pour le travail du 1er mai.

Que se passe-t-il si le 1er mai tombe un jour habituellement non travaillé ?

Le Code du travail n’impose pas, dans ce cas, de reporter automatiquement le jour férié ni d’accorder une journée supplémentaire de repos.

Une convention collective, un accord ou un usage peut toutefois prévoir des dispositions plus favorables.

Les autres jours fériés sont-ils payés de la même façon ?

Non. Le régime du 1er mai est particulier.

Pour les autres jours fériés, les règles dépendent notamment de la convention collective, de l’ancienneté et des dispositions applicables dans l’entreprise. Le fait de travailler un autre jour férié n’ouvre pas automatiquement droit à une rémunération doublée.

Références : articles L. 3133-4, L. 3133-5 et L. 3133-6 du Code du travail.

À lire également : Jours fériés chômés : faut-il trois mois d’ancienneté pour être payé ? et Lundi de Pentecôte : est-il férié ou travaillé au titre de la journée de solidarité ?

2 réflexions sur “Travailler le 1er mai : est-ce obligatoire et comment est-on payé ?”

  1. Ping : Paiement des jours fériés sous condition d’ancienneté

  2. Ping : Lundi de Pentecôte : jour férié et journée de solidarité

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut