Un jour férié n’est pas forcément chômé, et lorsqu’il l’est, son paiement dépend notamment de l’ancienneté du salarié et des dispositions conventionnelles applicables. Le 1er mai obéit à un régime particulier.
Mise à jour en octobre 2026.
Un jour férié doit-il obligatoirement être chômé ?
Non, sauf pour le 1er mai.
Pour les autres jours fériés, les jours chômés sont déterminés par accord d’entreprise ou d’établissement ou, à défaut, par convention ou accord de branche. En l’absence d’accord, l’employeur fixe les jours fériés chômés.
Faut-il trois mois d’ancienneté pour être payé lorsqu’un jour férié est chômé ?
En principe, oui. Le chômage d’un jour férié autre que le 1er mai ne peut entraîner aucune perte de salaire pour les salariés ayant au moins trois mois d’ancienneté dans l’entreprise ou l’établissement.
Une convention collective, un accord ou un usage peut toutefois prévoir des conditions plus favorables, notamment le maintien du salaire sans condition d’ancienneté.
Un salarié ayant moins de trois mois d’ancienneté n’est-il jamais payé ?
Non. L’absence de trois mois d’ancienneté signifie seulement que le maintien légal automatique du salaire n’est pas nécessairement acquis.
Il faut vérifier la convention collective, un éventuel accord d’entreprise, le contrat de travail et les usages applicables.
Le travail un jour férié donne-t-il droit à une majoration ?
Pas automatiquement pour les jours fériés ordinaires.
Le Code du travail ne prévoit pas de majoration générale du salaire du seul fait que le salarié travaille un jour férié autre que le 1er mai. Une convention collective ou un accord peut toutefois prévoir une majoration ou un repos compensateur.
Pourquoi le 1er mai est-il différent ?
Le 1er mai est en principe obligatoirement chômé et payé sans condition d’ancienneté.
Les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail peuvent faire travailler leurs salariés ce jour-là. Ceux-ci perçoivent alors, en plus du salaire correspondant au travail accompli, une indemnité égale à ce salaire.
Que se passe-t-il si le jour férié tombe un jour habituellement non travaillé ?
Le Code du travail ne prévoit pas de droit général à un jour de repos supplémentaire ou au paiement d’une indemnité lorsque le jour férié tombe un jour où le salarié ne travaille habituellement pas.
Une convention collective ou un usage peut néanmoins prévoir une compensation plus favorable.
Et si le jour férié tombe pendant les congés payés ?
Lorsque le jour férié est habituellement chômé dans l’entreprise, il n’est en principe pas décompté comme un jour de congé payé.
S’il est habituellement travaillé, il peut en revanche être décompté selon les règles applicables au calcul des congés.
Quels documents vérifier en cas de désaccord ?
- la convention collective ;
- les accords d’entreprise ;
- le calendrier des jours fériés chômés dans l’entreprise ;
- le bulletin de paie concerné ;
- et les éventuels usages plus favorables.
Références : articles L. 3133-3 à L. 3133-6 du Code du travail ; Service-Public Entreprendre : travail les jours fériés.
À lire également : Travailler le 1er mai : est-ce obligatoire et comment est-on payé ? et Lundi de Pentecôte et journée de solidarité.
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