Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant permet au père salarié, ainsi qu’au conjoint, partenaire de Pacs ou concubin salarié de la mère, de s’absenter après la naissance. Il faut distinguer sa durée, ses modalités de prise, son indemnisation et la protection contre le licenciement liée à la naissance.
Mise à jour en octobre 2026.
Combien de jours dure le congé de paternité ?
Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant dure 25 jours calendaires pour une naissance simple et 32 jours calendaires en cas de naissances multiples.
Il s’ajoute au congé de naissance de trois jours ouvrables. Il est ouvert sans condition d’ancienneté et quel que soit le type de contrat de travail.
Quelle partie du congé est obligatoire ?
Le congé comprend une première période de 4 jours calendaires consécutifs, qui suit immédiatement le congé de naissance.
Pendant cette période, l’employeur ne peut en principe pas faire travailler le salarié, sauf situations particulières prévues par les textes.
Comment prendre les 21 ou 28 jours restants ?
La seconde période est de 21 jours calendaires, portée à 28 jours en cas de naissances multiples.
Elle peut être prise en une seule fois ou fractionnée en deux périodes. Chaque fraction doit durer au moins cinq jours.
Le congé doit en principe être pris dans les six mois suivant la naissance, sous réserve des possibilités de report prévues notamment en cas d’hospitalisation de l’enfant ou de décès de la mère.
Quand faut-il prévenir l’employeur ?
Le salarié doit informer l’employeur de la date prévisionnelle de l’accouchement ainsi que des dates et de la durée du ou des congés qu’il souhaite prendre, dans les délais réglementaires applicables.
Il est préférable de faire cette demande par écrit afin de conserver une preuve des dates communiquées.
Le congé paternité est-il payé par l’employeur ?
Le contrat de travail est suspendu pendant le congé. Le salarié peut percevoir des indemnités journalières de l’Assurance maladie s’il remplit les conditions requises.
La convention collective, un accord d’entreprise ou un engagement de l’employeur peut prévoir un maintien ou un complément de salaire. Il faut donc distinguer le droit au congé de son niveau réel d’indemnisation.
Le salarié conserve-t-il son ancienneté et son poste ?
Oui. La durée du congé de paternité est assimilée à une période de travail effectif pour la détermination des droits liés à l’ancienneté.
À son retour, le salarié retrouve son emploi précédent ou un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente.
Quelle protection contre le licenciement après la naissance ?
L’article L. 1225-4-1 du Code du travail protège le salarié contre la rupture de son contrat pendant les dix semaines suivant la naissance de son enfant.
Cette protection existe même s’il ne prend pas son congé de paternité. Pendant cette période, l’employeur ne peut rompre le contrat que s’il justifie d’une faute grave du salarié ou de l’impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger à l’arrivée de l’enfant.
Que risque l’employeur si la protection n’est pas respectée ?
Une rupture prononcée en méconnaissance de cette protection peut être annulée. Les conséquences dépendent ensuite notamment d’une éventuelle demande de réintégration et des circonstances de la rupture.
La Cour de cassation a rappelé que c’est à l’employeur de caractériser le motif permettant de rompre le contrat pendant cette période protégée.
Le congé supplémentaire de naissance 2026 remplace-t-il le congé paternité ?
Non. Le congé supplémentaire de naissance créé en 2026 est un dispositif distinct. Il ne remplace ni le congé de naissance de trois jours ouvrables ni le congé de paternité de 25 ou 32 jours.
Références : articles L. 1225-35, L. 1225-35-2, L. 1225-36 et L. 1225-4-1 du Code du travail ; Service-Public, congé de paternité et d’accueil de l’enfant.
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