Lorsqu’un salarié travaille six heures dans la même journée, il doit bénéficier d’un temps de pause d’au moins vingt minutes consécutives. Cette pause n’est pas nécessairement rémunérée : tout dépend de ce que le salarié peut réellement faire pendant ce temps.
Mise à jour en octobre 2026.
À partir de combien d’heures une pause est-elle obligatoire ?
L’article L. 3121-16 du Code du travail prévoit qu’dès que le temps de travail quotidien atteint six heures, le salarié bénéficie d’une pause d’au moins vingt minutes consécutives.
Une convention collective ou un accord peut prévoir une durée plus longue ou des pauses supplémentaires.
La pause de 20 minutes doit-elle être prise en une seule fois ?
Oui. Le minimum légal correspond à vingt minutes consécutives.
Des interruptions très courtes réparties dans la journée ne remplacent donc pas nécessairement la pause légale lorsqu’elles ne permettent pas au salarié de disposer réellement de ce temps.
La pause est-elle obligatoirement payée ?
Non. Une véritable pause pendant laquelle le salarié peut vaquer librement à ses occupations personnelles n’est pas nécessairement du temps de travail effectif.
En revanche, si le salarié doit rester à la disposition de l’employeur et se conformer à ses directives sans pouvoir vaquer librement à ses occupations personnelles, le temps correspondant peut constituer du temps de travail effectif et doit alors être rémunéré comme tel.
Le salarié peut-il être obligé de rester sur place pendant sa pause ?
Le seul fait de devoir rester dans l’entreprise ne suffit pas toujours à transformer la pause en temps de travail effectif.
Il faut vérifier les contraintes réellement imposées : obligation d’intervenir, de répondre au téléphone, de surveiller un équipement ou de rester immédiatement disponible, par exemple.
Peut-on prévoir une pause plus longue dans la convention collective ?
Oui. Une convention ou un accord d’entreprise, d’établissement ou de branche peut prévoir un temps de pause supérieur au minimum légal.
Il faut donc vérifier le texte conventionnel applicable avant de conclure que vingt minutes suffisent.
Que faire si aucune pause n’est accordée ?
Le salarié peut commencer par signaler la difficulté par écrit et conserver les éléments permettant de reconstituer ses horaires : plannings, relevés de pointage, mails, messages ou attestations.
En cas de litige, ces éléments permettent d’examiner le respect de la durée du travail et, si les pauses ont en réalité constitué du temps de travail effectif, les éventuelles demandes de rappel de salaire.
Quels documents vérifier ?
- le contrat de travail ;
- la convention collective ;
- les plannings et relevés de pointage ;
- les consignes applicables pendant les pauses ;
- et les bulletins de paie.
Références : articles L. 3121-1, L. 3121-16 et L. 3121-17 du Code du travail.
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